F.A.Q.
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Généralités, historique...
- Quelle est la différence entre les termes "flysurf", "kitesurf", "kiteboard", "kiteski" et "kitesnow"?Les termes "Flysurf", "kitesurf" et "kiteboard" recouvrent carrément la même pratique. "Kite" signifie cerf-volant en anglais et "surf" n'a pas de traduction dans la langue française.
La première appellation "flysurf" est un néologisme qui date du tout début médiatique de notre sport en 1996/97. Bruno Legaignoux et Manu Bertin craignaient que nous -pauvres français si peu anglophiles- ne saurions prononcer correctement kite ! D'où ce nom. Le hic, c'est qu'en anglais la prononciation de "fly" renvoie aussi à "mouche" .
Fly surf a donc des résonnances de surf à mouche pour un anglo-saxon ! Pas très élégant n'est-ce pas ?
Le terme "kiteboard" puise quant à lui son origine dans la culture multi-glisse. L'argumentaire qui sous-tend le choix de cette seconde terminologie se tient bien. Il est le suivant : pour la planche à roulettes, on parle de skate-board, pour la planche à neige, on parle de snow-board, derrière un bateau, on parle de wake-board, il est donc logique de nommer notre pratique "kite-board".
Intrinsèquement, ce terme recouvre une palette plus large de pratiques du kitesurf. Ce qui est surprenant, c'est que les wake-boarders utilisent franchement plus souvent le terme "kiteboard" alors que les autres pratiquants tendent à préférer le terme "kitesurf".
Que l'on utilise une planche directionnelle typée surf, une planche typée wake-board ou un twin-tip, le terme kiteboard semble convenir correctement pour décrire et résumer la pratique de la majorité des kite… surfers. Le terme "kiteboard "nous semble toutefois plus orienté vers une pratique hardcore radicale sur des wake-boards.
Chez Axel'Air nous utilisons plutôt le terme "kitesurf." Mais pour nous, ce qui est réellement important n'est pas de perdre du temps dans des querelles terminologiques. Mais ce que l'on vit réellement à travers ce sport fabuleux.
Ce qui nous plaît chez Axel'Air c'est d'aller rider/naviguer et de se faire des super-sessions quelle que soit la planche utilisée. Rentrer le soir ivre de bonheur après une session de..., c'est vraiment l'extase.
A propos, je ne vais pas oublier nos cousins francophones du Québec. Et vous là-bas c'est quoi votre choix ? Planche à neige pour le snowboard est très parlant. Pour l'eau, ce sera quoi ? Envoyez-nous un courriel si vous avez de bonnes idées.
Pour la pratique hivernale sur la neige, les termes usités sont "kiteski" et "kitesnow." Le terme "Kiteski" concernait à l'origine le matériel de Cory Roeseler et sa pratique sur l'eau. Une version plus orientée ski nautique du kitesurf.
Mais comme cet aspect du kitesurf déjà marginal tend à disparaître, le terme "Kiteski" peut désormais être utilisé pour les riders utilisant des skis et le "kitesnow" est utilisé tout naturellement par les accros du kite en snowboard. - Ou peut-on prendre des cours de kitesurf ?Avec l'école Internationale de Kitesurf Axel'Air qui propose depuis 1997 toute l'année des stages et des cours de kitesurf.
Consultez la rubrique "Ecole" de ce site pour obtenir toutes les infos.
Si vous êtes trop loin de la côté méditerranéenne française ou vous ne pouvez pas organiser un séjour par chez nous, il faudra vous diriger vers une autre école. Surfez sur le web, les écoles sont nombreuses maintenant. Mais faites le bon choix, renseignez-vous bien avant. - Est-ce que le kitesurf est un sport facile ?Oui c'est un sport de glisse très accessible. Beaucoup plus simple que la planche à voile ou le surf car l'équilibre est en parti donné par le cerf-volant qui tire vers le haut. Les planchistes, les surfeurs, les wake-boarders apprennent plus vite, mais toute personne en bonne santé et un peu sportive y arrive avec les bons conseils en passant dans une école de qualité.
Le plus long est l'acquisition des réflexes de pilotages. La phase d'apprentissage de la manœuvre de la voile ne doit pas être raccourcie. Sinon vous risquez soit de vous blesser, soit de créer un accident ou même d'abîmer votre matériel. Quelques sessions de pilotage (6 à 12 environs) semblent être un minimum avant l'acquisition totale des bons réflexes. Le nombre de sessions dépend des conditions de vent rencontrées. L'idéal est de maîtriser sa voile des conditions de sous-toilage aux conditions de fort surtoilage.
Toute la culture kitesurf prend également pas mal de temps à assimiler. Mise en place du matériel… Fils …
Ce sport ne nécessite pas des centaines d'heures de pratique pour se régaler comme d'autres sports plus anciens, plus "establishment", très fédérés et formels. Le kitesurf s'approche plus d'un jeu que des sports très/trop formalisés.
En revanche, cette activité présente de gros risques pour les autodidactes qui n'ont pas été sensibilisés et formés aux problèmes de sécurité. Il faut éviter l'apprentissage autodidacte du kitesurf car les risques sont dans ce cas là fortement multipliés.
Quelques informations sur l'apprentissage figurent dans la rubrique "Ecole" de ce site. - Peut-on remonter le vent en kitesurf ?Oui, le kitesurf remonte au vent, de la même façon qu'une planche à voile ou un voilier le fait !
Il suffit de choisir une voile adaptée au vent et à la planche utilisée en fonction de son gabarit bien-sûr. Avec du bon matériel, quelques sessions devraient suffire pour remonter le vent si les conditions de vent sont bonnes (vent stable et régulier adapté à votre niveau et au matériel choisi).
En moyenne, on considère que 10 à 30 heures de navigation sont nécessaires pour bien maîtriser la remontée au vent.
Selon ses connaissances initiales, l'apprentissage peut être plus ou moins rapide. C'est aujourd'hui une question qui ne se pose plus. Evidemment c'était différent lors des premières années du kitesurf. Mais le matériel disponible sur le marché est bien plus performant aujourd'hui. Et ça change tout ! - Peut-on kitesurfer dans le vent très léger ?Un rider de gabarit léger de moins de 65 kg peut actuellement kitesurfer à partir de 5 à 6 nœuds de vent seulement. Il utilise une aile très puissante de grande taille.
La planche doit présenter suffisamment de surface (largeur x longueur) et être shapée avec un scoop très tendu. Pour être plus clair, elle doit avoir une carène très plate. Ce qui va permettre de prendre de la vitesse et d'augmenter la puissance de l'aile grâce au vent relatif accentué. Incidemment, on pourra commencer à sauter si la vitesse est suffisante.
Il est par exemple possible en utilisant des voiles de 10/12 m² à caissons ou de 15/16 m² à boudins gonflés de sauter à partir de 10 noeuds pour un rider de 65 kg ou 12/13 nœuds pour un rider de 75 kg ! Un rider de 85 kg ne sautera qu'à partir de 12 nœuds avec une voile de plus grande surface, disons 18 à 20 m².
La navigation dans les limites inférieures est un peu plus technique pour un débutant. N'oublions pas qu'il y a 100 % d'écart entre 5 et 10 noeuds. Les variations de vent dans les fourchettes minimales ont un effet très important sur les possibilités de navigation. De plus, les grandes voiles peu manoeuvrantes s'avèrent délicates à piloter pour un débutant qui a vite du mal à la caler.
Autant un débutant débrouillé peut se régaler dans 8/10 noeuds, autant il risque de ne pas réussir à exploiter le potentiel d'une grande voile trop technique dans le vent très faible.
Souvent il est même plus judicieux pour un débutant d'utiliser une voile un peu plus petite donc plus maniable, ce qui permet de mieux exploiter le vent. Ce paradoxe se vérifie systématiquement en école
Attention: les flotteurs de trop petite taille par rapport aux poids de l'utilisateur ne permettront pas de naviguer en vent léger. Souvent les riders bloqués sur la plage en vent léger incriminent leur voile supposé trop petite. Alors que 20 à 30 cm de longueur supplémentaire pour leur flotteur réglerait instantanément le problème. Si 16 m² de voilure ne suffisent pas pour un gabarit standard, il y a de fortes chances que la planche soit trop petite.
Evitez également de tomber dans le piège actuel des micro-flotteurs qui vous laisseront sur la plage pendant que les autres se régalent dans les brises légères.
Pour naviguer en vent léger en-dessous de 8/10 nœuds, la planche doit avoir une surface de glisse importante et une vitesse de navigation élevée avec un scoop tendu.
Un scoop tendu réduit la traînée générée par la planche dans le cas d'un rocker trop important.
La navigation dans des vents extrêmement légers nécessite également une bonne connaissance de son matériel et une bonne technicité car la plupart des ailes ne redécollent pas ou alors très difficilement dans des vents inférieurs à 8 nœuds
Un petit conseil: si vous sortez pour une session équipée d'une grande voile qui risque de ne pas redécoller ou que le vent est trop faible, choisissez un site ou l'orientation de vent est soit side-on shore soit on-shore.
De cette façon, si la voile refuse de redécoller, elle vous ramènera toujours au bord en dérivant. Nous avons essayé de plier des voiles à boudins de 19 m² au large: c'est impossible à ramener sans bateau une fois la voile dégonflée - Peut-on kitesurfer dans le vent fort ?Il est possible de kitesurfer dans des vents supérieurs à 25/30 noeuds, mais il est important de se familiariser d'abord avec les vents médium (maxi 15/20 noeuds).
Le vent fort est une affaire d'experts. Les vents forts génèrent des prises de risque plus importantes.
L'augmentation des risques suit une courbe exponentielle avec l'augmentation de la force du vent.
Pour simplifier, on pourrait dire que si l'on compare à une navigation dans un vent régulier de 15 nœuds:
-naviguer dans 20 nœuds multiplie les risques encourus par 2
-naviguer dans 30 nœuds multiplie les risques encourus par 4
-naviguer dans 40 nœuds multiplie les risques encourus par 8
-… 50 nœuds: Flash (Marcus Austin) a failli y laisser sa peau pendant sa fameuse session suicidaire pendant l'une des éditions du Mondial du vent à Leucate (France).
Soyez très prudents, les voiles de vent fort sont très rapides et souvent très manoeuvrantes ! A notre connaissance la majorité des accidents les plus graves survenus sont apparus dans des conditions de vent fort. C'est à dire au dessus de 20 nœuds.
Equipez-vous d'un système de sécurité qui vous permette de libérer la puissance de l'aile en cas d'urgence. Ce système doit fonctionner quelle que soit la situation à laquelle vous ferez face. Il doit fonctionner en pleine navigation, sous charge et cela quelle que soit la traction de la voile.
la sécurité doit pouvoir être activée simplement.
Evitez tous les systèmes de boules ou de sangles inaccessibles une fois que vous valdinguez la tête sens-dessus-dessous car à ce moment là, vous ne trouverez plus l'emplacement où est fixé votre déclencheur. Le système de déclenchement vous paraîtra alors bien mal pensé. C'est une chose d'activer volontairement une sécu à terre, c'en est une autre de l'activer quand tout va (très) mal !
Dans tout les cas, la première des règles est de ne pas sortir une voile dans un vent où l'on n'a pas l'absolu contrôle.
Si vous peinez à terre, une fois lancé, le vent relatif augmentera nettement la puissance de l'aile et vous perdrez tout contrôle. - Peut-on kitesurfer à plusieurs sur un même spot ?Oui, on peut être nombreux sur l'eau car les fils sont tous orientés dans le même plan diagonal. Il suffit de se croiser sans remonter le cerf-volant quand on rencontre quelqu'un.
Astuces:
- quand vous croisez un kitesurfer, NE MONTEZ PAS votre voile, cela créé un mur impossible à traverser pour la voile arrivant en face.
Un débutant qui ne maîtrise pas la remontée au vent s'installe toujours sous le vent des autres kitesurfers faute de quoi il traverserait constamment les trajectoires aller-retour des autres riders.
Un débutant a toujours la priorité sur le kitesurfer plus expérimenté qui maîtrise mieux ses trajectoires !
La règle de priorité dite de "priorité tribord amure" en navigation marine s'applique aussi au kitesurf.
Elle signifie que si le vent vient de votre droite quand vous regardez l'avant de la planche en naviguant, alors vous êtes prioritaire. Dans ce cas, vous ne modifiez pas votre trajectoire et c'est l'autre personne qui doit modifier la sienne pour éviter la collision.
Pour simplifier, si votre main droite est sur l'avant de la planche, alors vous êtes prioritaire.
Ceci n'est qu'une indication pour simplifier votre navigation, au besoin consultez les règles précises.
Cette règle en kitesurf n'est pas toujours facile à appliquer.
Dans les faits, quand 2 kitesurfers se croisent, ils dévient leurs trajectoires respectives suffisamment pour ne pas se gêner. Chacun s'écarte et ça passe. En cas de litige, la règle tribord amure reste la seule référence.
Dans le cas où vous croiseriez un autre type d'embarcations, mieux vaut vous y référer. Les petits malins me diront qu'un voilier est toujours prioritaire sur un bateau à moteur. C'est tout à fait vrai, mais bon, le mieux est de ne pas chercher les ennuis.
Un gros bateau, ça peut faire très très mal!
Note pour les débutants:
Dans tous les cas, quand on débute, on navigue toujours sous le vent des kitesurfers expérimentés, ce qui évite de croiser sans cesse leurs trajectoires. Le temps de maîtriser correctement la navigation et de tirer des bords de travers (perpendiculaires au vent), il est fort sage de tracer ses diagonales de largue (on descend le vent quand on débute) dans une zone non fréquentée. - Quels sont les différents types de planches de kitesurf ?La planche directionnelle
Les ailerons sont situés à l'arrière de la planche et le nez relevé est spatulé. C'est une forme qui nécessite peu de vent et peu de toilage, ce qui en fait une bonne planche de débutant si on la choisit de taille suffisante. Entre 190 et 210 cm par exemple.
Idéale pour les débutants non familiers de la prise de carre. L'accroche est facile grâce aux ailerons importants. Leur faiblesse est que choisie trop grande, de nombreuse directionnelles tapent vite dans le clapot.
Le paradoxe est que cette planche qui correspond aux premières phases de débutant devient moins accessible lorsque l'on doit apprendre le jibe dans une étape suivante.
La mini-directionnelle (moins de 160 cm) est surtout utilisée par des experts car la plupart des kitesurfers actuels ont débuté sur des planches twin-tips et ne sont pas capables de jiber. Dommage car la mini-directionnelle s'avère un engin redoutablement polyvalent et efficace pour qui sait les dompter. A l'aise dans des fourchettes de vent très larges, sur bassin plat, dans le clapot et au surf. Rien que ça !
Le Wake-board
De nombreux compétiteurs ainsi que certains riders chevronnés ont opté pour l'usage de planches de kitesurf de type wake-board.
Ce type de flotteur de petite taille (entre 130 et 150 cm), très fin (10 à 20 mm) nécessite de naviguer en permanence surtoilé. Faute de quoi on s'enfonce dans les molles (trous de vent). Si le vent vient à faiblir, on ne peut également plus caper. Cela signifie qu'il faut toujours être très toilé.
Et comme la navigation en condition de surtoilage ne concerne que les personnes qui ont déjà de l'expérience, le wake-board reste une planche d'expert. Je considère ici qu'un expert est un kitesurfer capable de gérer les vents forts de plus de 25/30 nœuds ainsi que les conditions de surtoilage sur des planches plus grandes.
Le wake-board est équipé de chausses hautes quasi-impossibles à enfiler seul avec la voile au harnais. La plupart des chausses hautes nécessitent l'utilisation des deux mains pour enfiler les chausses en force. Ce qui signifie que vous avez besoin d'aide pour que l'on vous tienne la voile pendant que vous enfilez les chausses. On peut aussi utiliser des chausses basses plus faciles à mettre mais on perd de la précision dans les appuis. La navigation s'en ressent. La solution est l'utilisation de Tantrums, des chausses qui peuvent être enfilées plus facilement avec une seule main.
L'avantage de la planche de wake-board est sa légèreté dans les sauts ainsi que sa totale symétrie, ce qui permet de poser les sauts dans les deux sens pour les très bon riders. Le jibe n'est pas nécessaire non plus. La finesse de la planche permet également d'avoir une accroche de la carre très importante si le rider est technique et une bonne atténuation du clapot.
Un gabarit de 75 kg remonte bien le vent à partir de 15 nœuds si il est très toilé avec une planche de 140 x 37 cm environ.
Attention: pour ceux qui se lancent dans le "wake-board style", pensez que si vous déchaussez, il est extrêmement difficile de rechausser au large. Surtout quand la planche est loin derrière vous.... Les chausses hautes maintiennent parfaitement les pieds, alors attention aux genoux lors de réceptions ratées.
En cas de pépin sur l'eau avec un engin sans volume comme le wake-board, vous n'avez pas la sécurité du volume d'une planche de kitesurf directionnelle pour vous hisser dessus et rentrer ou attendre les secours !
Le twin-tip
Le Twin-tip est une planche absolument symétrique. Plus grand que les wake-boards, il séduit un maximum de monde. Il combine les avantages de la directionnelle et du wake-board sans leurs défauts.
Ses ailerons un peu plus grand que sur les wake-boards accrochent mieux. La planche est plus tolérante aux erreurs d'appuis. Il est équipé de footstraps moins dangereux et plus pratiques que les chausses de wake. Il ne nécessite pas de savoir jiber.
Plus grand que les wake-boards, entre 150 et 190 cm, sa taille supérieure lui permet de mieux passer dans les molles et de naviguer moins toilé.
On notera que les twin-tips de petite taille ont des côtes qui rappellent de plus en plus les wake-boards.
Les twin-tips se différencient entre eux beaucoup par leur ligne de scoop. Les boards très plates ont une glisse excellente mais tendent à partir en slide à la moindre erreur d'appui. Les boards plus scoopées, ont une glisse moins bonne mais accrochent plus facilement.
Attention les twin-tips fins dotés de très peu de volumes ne permettent pas de flotter dessus en cas de pépin au large !
L'hybride ou mutant
Un modèle de planche qui cumule les qualités du twin-tip et les avantages des mini-directionnelles. Les ailerons arrières sont au nombre de 4, sur l'avant on en trouve que deux. Il peut être utilisé en jibant ou comme un twin-tip en naviguant dans les deux sens. Un compromis intéressant. Laurent en est totalement accroc. L'accroche des ailerons arrière permet de bloquer la puissance, ce qui est particulièrement intéressant pour sauter haut et simplifie les surfs en évitant à la board de slider tout le temps.
Les tailles s'étalent entre 140 et 170 cm environ. - Peut-on utiliser un surf de série pour kitesurfer ?La planche de surf a dans tous les cas besoin d'être rééquipée de 3 footstraps pour être convertie en planche de kitesurf. Elle peut permettre de faire les premiers pas, mais devra être rapidement changée.
Son shape n'est pas destiné à être utilisé pour le kitesurf. En kitesurf la traction latérale est importante, il faut des carres fines voire acérées. Les surfs sont pourvus de carres trop rondes, trop douces.
De plus, l'appui est beaucoup trop fort sur le pont et des enfoncements apparaissent rapidement sous les talons.
Si votre planche est neuve, il serait dommage de l'endommager. Plus les coups de crochets de harnais et de barres … C'est pas le régime idéal pour une planche de surf.
Si c'est une vieille planche qui ne vous a pas coûté grand chose, pourquoi pas ? Elle vous permettra de tirer les premiers bords ?
Mais ne vous attendez pas à des merveilles non plus. Sauf à la rigueur dans les vagues, élément pour lequel elle a été pensée.
En conclusion, avant de sacrifier un flotteur de surf, prenez le temps de la réflexion et préférez toujours l'investissement sur du matériel adapté car la mer et l'océan ne rigolent pas ! Et les requins se brossent les dents en vous attendant.
Si vous cherchez une solution économique, fouinez sur ce site, vous trouverez sûrement votre bonheur. - Peut-on utiliser un wake-board de bateau pour kitesurfer ?Les wake-board destinés à être tractés derrière les bateaux sont mal adaptés car leur shape présente une largeur excessive ainsi qu'un scoop élevé.
La largeur importante permet à ces planches d'avoir beaucoup de "pop" sur la vague du bateau. Du "pop" signifie un bon appui sur la vague pour décoller. En kitesurf, une planche qui a trop de "pop" a la fâcheuse tendance à vouloir sauter tout les clapots, ce qui rend la navigation physique et instable.
Seuls les experts choisissent plus tard des planches larges pour naviguer sur bassins plats car ils recherchent justement ce pop qui leur permet de sauter voile basse. Mais sauter voile basse est une technique plus difficile et plus punitive que les sauts sous la voile. Car sauter voile basse signifie pas de sustentation.
Le scoop prononcé ralenti la vitesse de la planche ce qui diminue nettement les performances de la board pour remonter au vent en kitesurf. Donc dans tout les cas ce type de planche est mal adapté.
Le résultat est que l'on va utiliser une planche de wake-board destiné aux bateaux en surtoilant beaucoup, ce qui fait que l'on va se faire secouer. - Je suis goofy (ou regular), qu'est-ce que ça change pour moi ?Sur une planche directionnelle, on change d'amure à chaque jibe. Vous serez donc plus à l'aise sur votre côté naturel, mais vous verrez qu'on se débrouille très vite de l'autre côté.
L'utilisation de planches de type twin-tips ou wake-board évite le jibe mais on navigue dans une direction en goofy et l'autre en regular.
On ne navigue pas toujours dans le même sens et revenir dos la voile, s'avère vite épuisant. Sur ces planches, on ne modifie toutefois pas l'emplacement de ses pieds quelle que soit son amure.
Les planches hybrides (mutants) peuvent être utilisées de toutes les façons possibles, ce qui peut être un bon moyen de s'adapter si vous êtes déjà fortement latéralisé suite à une longue pratique de surf, de skate ou de snowboard par exemple. - Qui a inventé le kitesurf ?Personne n'a à proprement parlé "inventé" le kitesurf. Mais nous allons essayer de restituer les acteurs du kitesurf en quelques lignes.
Cory Roeseler et son père aux USA ont mis au point le Kiteski vers la fin des années 80. leur technique est basée sur un cerf-volant rigide associée à une barre/moulinet. Ils utilisent des skis nautiques mono ou double pour évoluer.
Les frères Dominique et Bruno Legaignoux (France) ont déposé leur brevet de l'aile marine Wipikat redécollable de l'eau en 1983. Elle a été commercialisée dans un premier temps avec un catamaran gonflable. L'aile a été diffusée ensuite à petite échelle pendant quelques temps sous le nom de Wipika.
En 1993, Laurent Ness, fondateur d'Axel'Air (France) a eu l'idée d'associer une cerf-volant de traction de forme delta de 3.60 m d'envergure a un flotteur de planche à voile pour évoluer sur l'eau. Il remontait le vent de façon épisodique.
De son côté Manu Bertin (France) a débuté à Hawaï avec des ailes souples à caissons de type parapente en 1994. Il a découvert l'aile Wipika en 1995 qu'il a utilisé sur place.
Publication en 1996 des premières images de kitesurf avec Manu Bertin à Hawaï dans les magazines VSD, Wind et Cerf-volant Passion.
Laurent Ness apprend le kitesurf à Raphael Salles en 1996. Cette rencontre aiguillonne Laurent qui finalise la mise au point des techniques de remontée au vent, ce qui permet de rendre le kitesurfer autonome.
Le sport est désormais mature. Les 2 obstacles principaux sont vaincus. L'aile immergée dans l'eau est redécollable et on peut caper et revenir à son point de départ.
Rendons à César ce qui appartient à César; de nombreuses personnes isolées ont essayé de coupler cerf-volant et planche de leur côté mais cela sans vraiment croire qu'un sport pouvait se développer autour de cette pratique. - Comment redécoller de l'eau une aile marine 4 fils bridée ?Deux cas de figures principaux peuvent se présenter.
La voile tombe en bord de fenêtre:
Toujours AVANCER vers la voile. NE JAMAIS TIRER sinon la voile risque d'écoper de l'eau !Si la voile est pliée en 2 comme un porte-feuille, il faut impérativement avancer, elle se ré ouvrira.
La voile est tombée sur le bord d'attaque:
Si c'est une voile équipée d'un système de retournement, il suffit de tirer sur les arrières, la voile va redécoller en marche arrière en faisant demi-tour et se reposer sur le bord de chute.
Arrivé dans cette position, il suffit de saisir la barre si on l'a lâchée, la voile va redécoller toute seule. Attention à l'accélération. Il faudra de la place.
Si la voile n'est pas équipée d'un sytème de retournement, allez vous plaindre à votre vendeur ! - Combien de cours sont nécessaires pour être autonome ?Pour savoir combien de sessions de cours sont nécessaires pour être autonome, il faut d'abord bien préciser ce que l'on entend par "autonomie".
Deux acceptions habituelles sont utilisées:
1- soit on considère qu'une personne est autonome dans la mesure où elle sait choisir son spot en fonction des conditions de vent et de son niveau. Elle sait choisir la voile adaptée et ne se met pas à l'eau si les conditions optimales ne sont pas réunies pour que la session soit réussie.
2-dans la seconde acception on rajoute la capacité à remonter au vent et revenir à son point de départ.
Normalement, en passant dans notre école, on considère qu'au bout de 3 ou 4 jours de cours effectifs, un élève peut commencer à naviguer sans encadrement. En respectant les consignes de sécurité données en école bien-sûr.
La capacité à remonter à son point de départ est plus longue à acquérir. Entre 10 et 30 heures de navigation réelles sont nécessaires.
Il est souvent judicieux de prendre quelques cours, de s'entraîner ensuite de son côté sur ce qui a été acquis, et de revenir ensuite pour affiner ses compétences pour mieux remonter au vent. - Quelles sont les régles de sécurité essentielles ?Quelles sont les règles de sécurité?
Les règles de sécurité applicables au cerf-volant classique restent valides pour la traction, le kitesurf ...
Ne pas voler devant le public
Ne pas voler devant une route, ni un aéroport
Ne pas voler devant des lignes électriques ni une voie de chemin de fer.
Mais d'autres règles supplémentaires se rajoutent.
Pour le char, je recommande l'usage de chaussures montantes, le port d'un casque et le port d'habits costauds pour éviter les brulûres en cas de chute et de frottement sur le sol.
Pour le kitesurf, il est vital de s'initier d'abord avec la puissance des voiles de traction avant d'aller sur l'eau !
Il faut toujours disposer d'un minimum de 100 m d'espace libre sans obstacle sous votre zone d'évolution.
Mettez un casque pour protéger votre brillante intelligence. Un gilet d'aide à la flottaison vous sera utile en cas de galère au large.
Equipez-vous d'un système de sécurité spécifique pour vous libérer de la puissance de l'aile.
Utilisez un leash d'aile pour ne pas laisser partir l'aile dans la nature.
Sur l'eau et la neige, veuillez respecter également les règles de sécurité applicables à ces deux milieux spécifiques. Renseignez-vous correctement sur les spots avant de vous lancer.
Principes généraux liés aux voiles
- Qu'est-ce que la fenêtre de vol ?La fenêtre de vol est la presque demi-sphère virtuelle formée par tout l'espace dans lequel est capable d'évoluer un cerf-volant ou une voile. La fenêtre est d'autant plus large que le cerf-volant adopte un profil fin. Elle s'agrandit (en angle) avec le vent qui forcit. Une voile capable de monter à la quasi-verticale est considerée comme ayant une grande fenêtre. Inversement, un profil de piètre qualité ne permettra pas de monter à la verticale, ni d'aller loin sur les côtés. En général, une bonne voile a une fenêtre de 150 à 170 °. Angle qui peut descendre à environ 100° pour les moins performantes.
La fenêtre est la première des notions à acquérir lors de l'apprentissage du pilotage d'une aile de traction ou de kitesurf. Il faut être capable de maîtriser le vol de l'aile et anticiper ses réactions dans les différents secteurs de la fenêtre. L'acquisition de ces connaissances est nécessaire avant de glisser tracté.
Pour aller vite, la voile génère le maximum de puissance quand elle passe en zone centrale de fenêtre.
Avec un pilote statique, la voile génère le minimum de traction sur le bord de fenêtre. La position de repos est l'aile immobile au zénith.
La voile augmente sa puissance avec la vitesse que prend le pilote qu'il soit en buggy, mountain-board, kitesurf ou tout autre engin de glisse. - La longueur de fils influe-t-elle sur la puissance, quelle longueur choisir ?La longueur moyenne des fils conseillée en kitesurf varie entre 25 et 30 m (parfois plus pour les vents légers).
Plusieurs facteurs permettent de définir la longueur choisie. Le principe est le suivant:
fils plus courts = moins de puissance et vitesse angulaire plus importante, la voile risque moins de passer dans le centre de la fenêtre.
fils plus longs = plus de puissance et vitesse angulaire moins importante, la voile est plus manoeuvrante, on peut mieux l'amener en centre de fenêtre.
D'où découlent les règles suivantes:
1-Pour débuter, il vaut mieux utiliser des fils longs, ce qui a pour effet de diminuer la vitesse angulaire de la voile. Cas intéressant pour un débutant sous-toilé.
2-En cas de surtoilage, on diminue les longueurs de fils de 5 à 10 m. En cas de manque de puissance, on allonge les fils de 5 à 10 m.
Attention, les grandes voiles de petit temps fonctionnent correctement en 40 m, mais monter une 3 m² dans cette longueur n'est pas toujours une bonne opération.
Remarquez également que passer de 20 à 30 m c'est augmenter la longueur de 50 % alors que passer de 40 à 50 m c'est augmenter de seulement 25 %, alors attention à l'effet plus important dans les fils courts et donc les vents forts ! - Comment prégonfler, décoller et poser une aile marine 4 fils bridée ?Les voiles à caissons fermés bridées nécessitent un peu plus d'attention qu'une voile à boudins gonflés. Il vaut mieux se faire une ou deux séances de prégonflages et de décollages pour apprendre à optimiser et maîtriser ces opérations à 100 %.
Prégonfler et décoller la voile:
Si le vent est suffisant, avec un peu d'habitude, il suffit de poser la voile au centre de fenêtre en calant le bord de chute afin qu'elle ne s'en aille pas au gré du vent. Ensuite on tire légèrement les fils, la voile va commencer à se remplir progressivement. On la garde au sol le temps qu'elle soit gonflée aux ¾. La dernière étape consiste à évacuer le sable ou le lest en tirant vigoureusement. L'aile va monter lentement et finaliser son gonflage en l'air.
Attention à ne pas gonfler la voile entièrement au sol, sinon vous risqueriez de vous faire arracher brutalement lors du décollage. La technique décrite plus haut permet de décoller l'aile imparfaitement gonflée, ce qui évite à la fois d'avoir de la puissance lors de son premier décollage au sol. Entraînez- vous à cette opération dans des sites dégagées au cas où la puissance serait trop importante.
Poser la voile:
Les ailes équipées d'un système de sécurité peuvent être prévues pour se poser en marche arrière en centre de fenêtre. Attention à vérifier sur le manuel de votre voile qu'elle a été conçue dans cette optique.
Le cas échéant, le système de sécurité et la technique pour poser la voile ne font qu'un. Il suffit de lâcher la barre et la puissance de la voile est très fortement diminuée. La voile redescend au ralenti en marche arrière. Si vous êtes seuls il suffit d'accrocher le leash de sécurité à un objet fixe et d'aller vous saisir de la voile pour la bloquer.
Les voiles non équipées de ce système de sécurité peuvent se poser en bord de fenêtre. Dans ce cas, une aide extérieure est nécessaire pour attraper l'aile et la bloquer au sol. - Quelle résistance de fils choisir ?Quelle résistance de fils choisir ?
La résistance du fil nécessaire dépend essentiellement de trois facteurs, l'activité pratiquée, votre gabarit en poids ainsi que votre puissance. Dans les activités de glisses tractées, la résistance du fil n'est pas proportionnée à la taille de l'aile. Vous pouvez détruire des fils de 200 kg avec une voile de 3 m² si vous pesez 90 kg et que vous kitesurfez dans du vent fort avec cette voile.
1- Le gabarit du pilote de la voile:
Un pilote léger oppose moins de résistance à la voile qu'un pilote lourd. Les valeurs inférieures des résistances de fils conseillées que nous indiquons ci-dessous correspondent à des gabarits de – de 65 kg et les valeurs supérieures à des gabarits de + de 80 kg.
2- L'activité pratiquée:
On n'oppose pas la même résistance à la voile selon les différentes activités tractées.
- pour une glisse qui oppose très peu de résistance comme le roller tracté, une résistance de 100 à 140 kg sera largement suffisant selon le pilote
- pour une glisse qui oppose plus de résistance comme le char ou le mountain-board, des fils un peu plus costauds de 130 à 200 kg seront nécessaires
- pour les glisses les plus exigeantes comme le kitesurf et le kite sur neige les fils doivent résister de 200 kg pour les plus légers pilotes à 300 kg pour les plus lourds.
3- La puissance d'un rider:
- Un kitesurfer expert de 60 kg qui navigue en 2 fils devra par exemple choisir des fils plus résistants que les résistances annoncées ci-dessus
- Inversement un rider de 80 kg débutant pourra se contenter de fils de 200 kg
Quelques notes sur les fils
Sur la neige, éviter les fils blancs invisibles posés sur la neige, un autre rider risque de passer dessus et le couper avec ses carres!
Certaines résistances de fils sont annoncées surestimées. Dans les activités ou votre sécurité est liée à la voile, choisissez un fil fiable. Une cassure au large, c'est vite galère.
Différents types de traitement des fils rendent le fil plus ou moins raide ou fin. Certaines enductions tiennent moins longtemps que d'autre.
En cas de croisement de fils, le plus fin coupe le plus gros.
Certains fils sont très coupants, méfiance quand les spots sont bondés.
ON NE TIENT JAMAIS UN FIL EN FAISANT UNE BOUCLE AUTOUR D'UN DOIGT (1/2 CLEF), les risques de coupures et d'arrachement de l'organe en question sont évidents ! - Quels sont les différents type de cerfs-volants existants ?Les ailes souples suspentées
Ces ailes sont construites sur le principe du parapente. Elles sont constituées d'un intrados et d'un extrados. Le profil est maintenu par un sytème de brides ou de suspentes.
Ces ailes souples existent en 2 ou 4 fils.
En 2 fils, on la pilote uniquement en tirant une ½ aile.
En 4 fils, les fils de freins plus fins permettent d'agir sur le bord de fuite. Le 4 fils permet de modifier la vitesse de vol de l'aile et même de la poser sur le bord de fuite en marche arrière. On peut aussi la faire redécoller en marche arrière après un crash.
Ces ailes sont proposées en caissons ouverts ou fermés. Les caissons ouverts sont souvent appelées des voiles terrestres par opposition aux voiles fermées destinées à un usage marin. Les voiles fermées nécessitent un pré-gonflage avant le décollage. Elles sont conçues pour ne pas absorber d'eau et redécoller de l'eau.
Certains modèles 4 fils sont équipés d'un système bordé-choqué afin d'augmenter leur plage d'utilisation
Les ailes souples fermées en arche
Ces ailes à caissons non suspentées prennent une forme d'arche en vol. Elles sont équipées d'un système de bordé/choqué.
Les ailes à boudins gonflables de type Legaignoux
Ces ailes sont dites mono peau car elle n'ont pas de double-épaisseur. Ces ailes à boudins gonflables représentent une écrasante majorité des ailes utilisées par les kitesurfers. Elles ont été développées pour un usage nautique.
Elles existent en 2 ou 4 fils. La plupart des modèles 2 fils est conçue pour être convertie en 4 fils.
La configuration 4 fils plus compliquée pour les débuts permet de modifier la puissance à distance en agissant sur l'incidence de l'aile.
Les inclassables
La C-quad est un modèle déposé par Peter Lynn. C'est une aile mono peau plate qui intègre de fines baguettes de fibres de verre ou de carbone à un système de bridage.
Le Flexifoil avant d'être une marque était d'abord le premier cerf-volant de traction commercialisé. C'est une aile à caissons autostable 2 fils pourvue d'une baguette en guise de bord d'attaque.
Choisir sa voile, redécoller une voile sur l'eau...
- Comment choisir sa voile de kitesurf ?Les explications ci-dessous vous permettront de choisir le type de voile en fonction de:
vos connaissances antérieures des ailes,
du ou des sites de pratique
et de votre tempérament
Pour la surface nécessaire, vous pourrez vous référer au tableaux croisé « gabarit/surface » présentés avec chaque type de voile dans le shop.
Les critères de choix de votre voile de kitesurf dépendent donc de vos connaissances initiales et de l’environnement dans lequel sera utilisé votre voile. A vous de déterminer en fonction de votre utilisation ceux qui vont être prioritaire pour votre cas personnel.
1. Le critère d’accessibilité/sécurité
Ce critère défini la simplicité d’accès d‘une voile ainsi que son degré de sécurité. Nous avons choisi de résumer ces deux aspects par un seul indice.
L’accessibilité maximale d’une voile se résume par une voile stable, peu rapide, avec peu d’écart de puissance entre la zone centrale et les bords de la fenêtre.
La sécurité maximale correspond à une voile qui permet de diminuer la quasi-totalité de sa puissance instantanément à tout moment, accroché ou non au harnais.
Si vous n’avez jamais piloté une voile de traction, il faudra vous diriger vers une voile accessible. Mais si vous possédez déjà une voile de traction et que vous en maîtrisez parfaitement sa puissance, alors vous pouvez vous diriger vers une voile plus technique, moins accessible pour un débutant.
Attention : le critère de sécurité devient prioritaire au dessus de 15/20 nœuds et dans les sites difficiles. Un site difficile est caractérisé par un environnement hostile au kitesurf. Vent très irrégulier, obstacles sous le vent, sol très agressif (cailloux pointus …) ou problème de fréquentation importante du site. Tout ces aspects nécessitent une voile très sécuritaire tant pour le kitesurfeur que pour le public.
La voile la moins sécuritaire correspond à une voile instable, ayant des accélérations très vives, ne redécollant pas de l’eau et ne présentant aucun système de sécurité permettant de diminuer la puissance de l’aile en cas d'urgence.
La voile la plus sécuritaire correspond à une voile douce, qui redécolle de l’eau dans toutes les conditions, et ce seulement quand on le souhaite et qui soit capable d’être déventée instantanément (même accroché au harnais). Avec une excellente stabilité en bord de fenêtre.
2. Critère de stabilité en bord de fenêtre
La stabilité d’une voile correspond à sa capacité à rester immobile au zénith sans fermer une oreille, se mettre en torche, ni basculer sur vous.
Le critère de stabilité est prioritaire dans les cas où …
vous utilisez principalement votre voile dans des vents instables, rafaleux ou turbulents.
la voile ne doit en aucun cas fermer et se remettre brutalement en pression sous risque de vous projeter sur un sol inhospitalier (cailloux, rochers...)
la voile ne possède pas de système de sécurité permettant de libérer la pression immédiatement. Je vous laisse imaginer la voile qui ferme, descend et se rouvre en pleine fenêtre! Il ne vous reste dans ce cas plus qu’à lâcher la barre de contrôle qui s’envole (sans plus aucun contrôle, elle se barre ...) comme une fronde avec un risque important de blesser un tiers !
Le critère de stabilité en bord de fenêtre peut être secondaire dans les cas où …
le vent est laminaire,
le système de sécurité et de libération de la puissance de l’aile fonctionne parfaitement
vous avez déjà une connaissance pointue des ailes, particulièrement des ailes techniques présentant une sensibilité importante en bord de fenêtre
3. Critère de redécollage
Le critère de redécollage correspond à l’aptitude de la voile à redécoller facilement, souvent et rapidement de l’eau. La violence éventuelle du redécollage a été prise en compte dans le facteur accessibilité/sécurité.
En général le redécollage doit être possible dans les 5 minutes après une chute. Si vous avez besoin de plus de 5 minutes, vous êtes probablement dans une situation critique qui nécessite plutôt la présence de sauveteurs que d’une voile redécollable !
Le critère de redécollage est prioritaire dans les cas où …
vous pratiquez sur des sites où les courants sont forts et les vagues fréquentes,
vous naviguez loin du bord (+ de 150 m)
dans les sites techniques présentant des risques de dérive au large ou vers un obstacle (rochers, autres engins nautiques)
quand l’immersion prolongée présente des risques d’hypothermie (eau froide).
Le critère de redécollage peut s'avérer secondaire dans les cas où …
vous avez toujours pied, il est très facile de revenir au bord en marchant,
sur les petits sites ou il est très aisé de revenir au bord en nageant (petits étangs, baies fermées…).
remarque: la redécollabilité permet tout de même un gain de temps non négligeable pendant la phase d’apprentissage et dans les étapes ultérieures.
Un bon conseil : il vaut mieux tester le retour au bord en pliant sa voile sur la planche volontairement dans des conditions faciles. Cette manipulation évite de se retrouver fort dépourvu le jour venu…
4. Critère d’aptitude au Cap
Le critère d’aptitude au cap définit les capacités d’une aile à vous aider à remonter le vent. Et ainsi à vous permettre de revenir à votre point de départ confortablement et facilement.
Certains sites, pour des raisons d’accès et de disposition ne permettent pas de descendre le vent. Il faudra être capable dans ce cas de revenir à sa base rapidement. En fait, certains plans d’eau nécessitent un niveau d’expertise minimum (vent off-shore en lac, impossibilité de rentrer aisément au bord en cas de dérive sous le vent...).
Dans ces cas, mieux vaut choisir un site plus adéquat à un apprentissage confortable et réussi. Ces sites plus favorables à l’apprentissage présentent en général un vent régulier d’orientation side ou side-on. Dans ce cas il est plus facile de revenir à pied ou par un autre moyen de locomotion à son point de départ. Le critère de cap s’avère alors secondaire.
Une planche de kitesurf bricolée ou peu performante au cap incitera en général à choisir une voile performante au cap pour compenser sa faiblesse au cap. Inversement, une planche très performante au cap pourra se satisfaire d’une voile moins efficace pour caper.
5.Critère d'ouverture ou border-choquer
La puissance d'une voile augmente avec les rafales de vent mais aussi avec votre vitesse de navigation. Dans ce cas on parle de vent relatif dans l'aile.
Une voile montée en 2 fils vous restitue l'intégralité de cette puissance.
Le principe de choquer/border vous permet de modifier la puissance de l'aile à partir de la barre. Les modifications de puissance vont de 10 à 90 % selon les modèles. Plus les vents où vous serez amené à pratiquer sont irréguliers, plus il vous faudra choisir une aile avec un border/choquer très efficace. Dans des vents très stables comme les alizés, le border choquer devient moins important.
Evidemment, plus vous allez acquérir de l'expertise, plus vous serez capable d'encaisser les rafales par votre finesse de navigation. Mais la tendance actuelle consiste tout de même à choisir une aile qui libère la puissance quand cela s'avère nécessaire. Ici, le team Axel'Air est majoritairement utilisateur de voiles en 4 fils en border/choquer. De nombreux riders pro naviguent également dans cette configuration.
- Les tests Axel'Air ou comment sont sélectionnés les produits chez Axel’Air ?Pour vendre du kitesurf, il ne suffit pas de lire les documentations des fabricants! Il faut aller sur le terrain et connaître le matériel proposé dans son shop!
Tout les produits proposés par Axel’Air sont donc sélectionnés pour leur meilleur rapport qualité-prix suite à des tests réguliers sur des sites différents.
Toutes les conditions y passent ; du vent léger stable au vent rafaleux soutenu. Pour les voiles et les planches, en plein soleil ou par temps de pluie ! En sable dur et sable mou pour les glisses terrestres …
L’intégralité des produits sélectionnée est passée au peigne fin. Les tests Axel’Air, ce sont des centaines heures de pratique sur le terrain par tout le team.
Nous opérons ensuite un tri drastique pour vous proposer les produits les mieux placés sur le marché.
Certains produits ont été éliminés lors de nos tests pour des raisons de qualité de fabrication insuffisante pour la norme Axel'Air.
Vous ne seriez pas content de vous rendre compte qu'après une dizaine d'utilisation, une usure anormale apparaît sur votre voile.
Ces tests nous permettent d'éviter de mettre en circulation des modèles qui présentes des défauts de finition ou de conception.
Acheter chez Axel'Air c'est prendre un risque zéro et être assuré d'avoir LE produit adapté à sa situation personnelle.
Nous tenons à remercier au passage les différents professionnels du kite qui utilisent les résultats de nos tests et évitent ainsi de mettre sur le marché des produits déficients. - Faut-il utiliser une barre de pilotage ou des poignées ?
L'utilisation d'une barre de pilotage facilite beaucoup la pratique du kitesurf pour deux raisons:
On peut récupérer son équilibre en cas d'erreur en s'appuyant sur la barre sans pour autant déséquilibrer trop la voile
Une fois le harnais accroché, il est possible de piloter avec une seule main en tirant/poussant. La seconde main étant ainsi libérée, il est plus facile de manipuler la planche pour les départs dans l'eau.
Astuces:
pour le kitesurf, le bout de harnais mesure environ 18 cm à 22 cm selon votre technique de navigation et morphologie. En char, la longueur doit être légèrement plus courte. Pour les autres activités les longueurs sont plus importantes. En barefoot sur le sable, la longueur est médium. En nage tractée (bodydrag) , la barre étant "au-dessus" de votre tête, la longueur doit donc être maximale.
Sécurité:
Ne JAMAIS sauter sur terre en restant accroché au harnais . En cas de vent fort, toujours sortir un cerf-volant que l'on maîtrise. La traction présente des risques de blessures important. Rester vigilant, toujours respecter le vent et sa propre expérience.
Rangement:
Pour ranger les fils sur les barres, il suffit de les enrouler sur les embouts de rangements prévus à cet effet.
Entretien:
Ne pas laisser traîner votre barre dans le sable fin. Le sable pourrait s'immiscer entre la corde et la gaine plastique transparente du bout de harnais. Ce qui userait prématurément le bout de harnais. Ne pas voler avec les bouts de fils ensablés sinon vos têtes d'alouettes vont s'user comme du papier de verre. Si le bout d'attache sur les extrémités de la barre vous parait usé, le changer avant rupture. Rincer la barre après toute utilisation marine.
Astuce:
Si votre cerf-volant est trop instable, augmenter l'espace entre les parties noires velcro du grand bout de harnais. Et inversement, si le cerf-volant est trop lourd à tourner, rapprocher les deux parties noires de ce bout de harnais.
Questions sur la traction et divers
- Quelle formation est nécessaire pour enseigner le kitesurf ?Pour devenir moniteur de kitesurf, rapprochez vous de la FFVL qui vous donnera les programmes de formations ainsi que les dates de session, le niveau requis ...
Site web: ffvl.fr - Quelles sont les règles de sécurité?Les règles de sécurité habituelles au cerf-volant restent valides pour la traction. Mais d'autres règles supplémentaires se rajoutent.
Pour le char, je recommande l'usage de chaussures montantes, le port d'un casque et le port d'habits costauds pour éviter les brulûres en cas de chute et de frottement sur le sol.
Pour le jump, il est impératif de lire ces règles.
Pour le kitesurf, il est vital de s'initier d'abord avec la puissance des voiles de traction avant d'aller sur l'eau! - Où trouver les cerfs-volants et les planches ?
Vous pouvez trouver sur ce site www.axelair.com les voiles et planches selectionnées par l'équipe d'Axel Air et disponibles sur place ou en VPC (vente par correspondance). - Comment trouver les sites pour kitesurfer ?Il suffit de consulter la rubrique "Spots" de ce site "de ce site. N'hésitez pas à rajouter votre spot s'il n'est pas répertorié.
- Je veux faire de la compétition ?
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